Hex Hall de Rachel Hawkins

hex-hall,-tome-1---hex-hall-79585

Synopsis :

Sophie Mercer, lycéenne et sorcière, use de ses pouvoirs sans discernement. Sur ordre d’un puissant magicien, qui n’est autre que son père, elle est envoyée à Hex Hall, établissement ultra-select pour élèves très spéciaux. Spectres, loups-garous et vampires s’y côtoient. Sophie qui est tout sauf discrète, s’y fait vite quelques amis et beaucoup d’ennemis. Parmi ceux qu’elle juge dignes d’intérêt, il y a un séduisant jeune sorcier. Mais l’heure n’est pas à la romance car un terrible prédateur rôde… Et, Sophie, fille de l’un des enchanteurs les plus puissants au monde – et directeur de Hex Hall – est une cible idéale…

Mon avis :

Préparez-vous à une avalanche de littérature fantastique adolescente en ce moment car j’ai demandé à une copine de me ravitailler dans ce genre-là. Après, je passe à mon Agatha Christie (mon petit challenge personnel ^^) ! On commence donc la valse avec Hex Hall, qui raconte l’histoire d’une sorcière. Si vous me connaissez, vous saurez que je suis amoureuse du fantastique depuis ma plus tendre enfance et s’il y a toujours eu une mythologie qui m’a particulièrement intéressée, c’est celle des sorcières ! Malheureusement, je trouve que les bouquins sont très mauvais pour en parler, alors qu’entre nous, elles sont quand même super classe ! Si on nous étouffe avec les vampires ou les loups-garous, il n’y a pas grand-chose niveau sorcellerie. Je plaçais donc beaucoup d’espoir dans ce livre. J’aimais bien la couverture et l’école promettait un endroit où on nous montrait le début de la mythologie qui se serait montrée passionnante vers la suite. J’avoue avoir été très surprise mais en mal. J’aurais dû m’inquiéter dès le résumé à « séduisant jeune sorcier ». Mais je vous rassure, il n’y a point de triangle amoureux. Si le livre est un ramassis de clichés, je dois saluer l’auteur de ne pas avoir succomber à ce piège (pour le premier tome du moins).

L’objet livre est magnifique. J’aime l’opposition humaine/sorcière comme si l’héroïne devait allier ses deux personnalités ayant chacune ses faiblesses et ses forces. Le chat me fait penser à Sabrina, L’apprentie Sorcière. On peut aussi l’interpréter d’une autre façon, en pensant que Sophie (l’héroïne donc) devra s’habituer à sa condition de sorcière, elle qui a été « humaine » si longtemps. Dans les 2 cas, sa personnalité s’annonce passionnante. J’adore essayer de deviner l’histoire d’un livre à partir de sa couverture. Je pense que je devrais arrêter vu que je surestime toujours le livre quand je fais ça car ce bouquin a une héroïne très immature qui n’a aucun mal à s’accoutumer à sa condition.

Ce livre a quand même ses qualités mais en tant que lectrice très assidue en matière de fantastique ou fantasy (dit celle qui n’a jamais lu le Seigneur Des Anneaux), mes goûts sont beaucoup plus difficiles. L’histoire est très simple donc personne ne sera perdus en cours de route ! La mythologie est facile à comprendre (j’ai particulièrement apprécié les 2 sortes de sorcières : les blanches et les noires) et certains passages peuvent être drôle (même si je n’aime que le cynisme et le sarcasme :P). IL N’Y A PAS DE TRIANGLE AMOUREUX !!!!!!! Certains coups de théâtres sont inattendus et même si je suis sûre de la tournure que va prendre la suite, c’est vraiment bien d’être surprise ! Et j’adore le personnage de Jenna qui n’est que trop peu développée selon moi. Mais j’en parlerai après (il faut bien un peu de suspens dans cette chronique !). Et s’il a ses défauts, il est vraiment addictif et même si je ne m’achèterais pas la suite, si ma copine l’a, je la lirai bien. Le parfait guilty-pleasure très très guilty. C’est à peu près tout :P.

Je n’ai franchement pas accroché à Sophie, l’héroïne. Elle est plutôt immature et ne prend pas conscience que « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Résultat ? Ses pouvoirs ont l’air d’un jeu. Elle est envoyée à Hex Hall pour les avoir utilisés sur un garçon pour aider une fille (une souffre-douleur) à ne pas aller au bal de promo toute seule. Si je soutiens le fond, je ne suis absolument pas d’accord avec la forme ! C’est gentil de sa part de vouloir réaliser le vœu d’une fille mais c’est pas vraiment malin d’utiliser ses pouvoirs devant tout le monde sans se cacher. Et s’il y avait eu une caméra ? Le monde magique ne serait plus secret et peut-être que des milliers de créatures surnaturelles seraient mortes par la faute d’une sorcière incapable de se taire ! Et franchement, ce n’est pas horrible de manipuler quelqu’un contre son gré pour obtenir quelque chose ? Ce serait une bonne idée si elle apprenait de ses erreurs au fur et à mesure mais elle n’a aucune remise en question (aucune dont je me souvienne en tout cas). J’ai vraiment ri de ses « disputes » (notez l’utilisation des guillemets) avec Elodie et sa bande, qui sont le cliché typique des filles méchantes, on ne sait pas trop pourquoi. Elles se lancent des maléfices du style ‘j’ensorcèle un mannequin pour que tu ne puisses pas aller au bal !. Elles ont dans les seize ans, hein. Lycée, maturité, tout ça, connaissent pas. Mais cela avait au moins le mérite de me faire rire !

La romance est pitoyable. Tout se passe sur un coup de foudre (cf. mon article sur les romances). Sophie arrive, elle se fait à moitié attaquer par un loup-garou incapable de se contrôler (loup-garou qu’on ne reverra pas par la suite alors qu’il aurait pu être un chouette personnage), le ‘séduisant jeune sorcier’ invoque un mur protecteur, il se moque un peu d’elle pour mettre un peu de ‘tension’, cela énerve Sophie qui ne l’aime pas trop même s’il est trop bô et d’ailleurs toutes les filles sont amoureuses de lui. Elle le revoie pendant une projection où il y a des images de cadavres particulièrement choquantes et il lui dit qu’elle est courageuse de ne pas avoir vomi après les avoir vues. Sophie s’en va et tombe amoureuse. On se demande comment ça va se terminer !!! Par contre, je dois avouer qu’il y a un twist assez surprenant à propose d’Archer (notre « séduisant jeune sorcier ». Mais pourquoi tous les auteurs mettent un prénom pourri au love interest ? Peeta, Quatre, Archer… Sont-ils trop beaux pour être appelés d’un prénom normal selon le commun des mortels ?) et même si à ce que j’ai lu, la suite sera un peu déjà-vu, c’était assez original. Cela approfondira sa personnalité, je pense (qui n’est pas très existante dans le premier tome).

La mythologie est le point fort mais aussi le point faible du livre. Je m’explique. Vous n’êtes pas trop familière avec le fantastique, domaine mystérieux dont vous ne savez quoi penser. Hex Hall sera un bon début dans cette matière (même si le mieux que je puisse vous conseiller est la merveilleuse saga Harry Potter) puisque la mythologie est très simple. Point faible parce qu’elle est trop simple. La seule originalité présente est celle des sorcières, séparés en deux types, les blanches, inoffensives, spécialisées dans les sorts de guérison, voyante parfois et les noires, attaquantes pouvant invoquer l’orage, arrêter le temps et tuer. J’aurais aimé qu’on développe un peu cet aspect-là, cette différence qui sépare les sorcières entre elle mais il n’y a rien dessus malheureusement :(. C’est dommage car cela aurait pu donner des scènes vraiment intéressantes !

Comme dit plus haut, Elodie et sa bande (je crois qu’une des copines a un prénom bizarre :sort:) sont le stéréotype des filles qui agressent la nouvelle. Elodie sort avec Archer (le love interest ? C’est une méchante !) et n’est pas gentille avec Jenna, l’amie de Sophie (mais j’adore Jenna !). Elle est tellement mauvaise qu’elle veut invoquer un démon et elle ensorcèle le mannequin de Sophie pour qu’elle ne puisse faire apparaître une robe digne de ce nom pour le bal ! Vous voyez le genre ? Après, je riais un bon coup à ces moments-là et j’aime ce genre de filles dans les romans. Elles rajoutent un peu de piquant !

Hex Hall, l’école de magie, ne fait pas très magie. Ils apprennent son histoire et les seuls cours ‘pratiques’ sont pour invoquer une robe pour le bal. Les relations entre élève ne sont pas du tout développé et les profs ne sont pas très crédibles ! Sophie y est envoyée car elle a abusé de ses pouvoirs mais on nous ne montre jamais des professeurs en train de lui apprendre à les utiliser à bon escient. On veut de la magie mais on nous explique que seule son histoire y est enseigné. Même l’histoire de la magie est occultée pour se concentrer sur Sophie. Et c’est bien dommage :(.

L’intrigue maintenant. Même si j’ai été très dure avec le livre, je dois avouer que l’intrigue… est pas mal du tout. L’auteur sait sortir des sentiers battus. Résultat ? Des twists, en veux-tu, en voilà. Le risque est de tomber dans l’incohérence, ce que l’auteur ne fait jamais. Elle connait son histoire, l’a revu et prépare le terrain sans pour autant tout nous révéler. Je suis tombée de haut plusieurs fois et ça fait du bien ! J’ai l’habitude de tout de suite deviner l’intrigue mais ça n’a jamais été le cas pour cette histoire. Gros point pour l’intrigue donc !

Et le meilleur pour la fin… Jenna le personnage le plus génial du livre. Son rôle est assez secondaire par rapport à Sophie, Archer ou Elodie mais indispensable pour moi. C’est une fille surnaturelle, vampire et lesbienne. Elle se retrouve donc dans quatre minorités, toutes quatre victimes de discrimination (les vampires étant la ‘race’ la moins estimée). À chaque fois qu’il y a un meurtre, elle et un autre professeur (vampire, lui aussi) sont considérés comme responsable à cause de leurs conditions. Même si on apprend qu’ils peuvent contrôler leur soif de sang et que tout le monde le sait, on met de côté ses preuves pour les incriminer et les renvoyer de Hex Hall. À cela, se rajoute le fait que les créatures surnaturelles ont toujours été pourchassés par les humains, que nous vivons actuellement dans une société patriarcale où une fille est moins estimé qu’un garçon, que notre société est trèèèès homophobe et que le mariage gay est encore contesté par certains, et bien vous tenez un personnage vivant dans un climat d’extrême haine envers elle, et si en plus, elle est forte mais craque parfois, vous avez le personnage le plus intéressant de la saga ! On s’en fiche des états d’âme de Sophie, moi je veux une saga avec pour héroïne Jenna dont sa bande est composée de Justin, le loup-garou qui a attaqué Sophie à la rentrée (comme je le comprends !) où il serait intéressant de le voir contrôler sa colère de loup-garou, Taylor, une fille qui se métamorphose en puma (en puma !)  à volonté et qui ne fait que de la figuration dans ce tome et de L’Oiseau, sorcière noire aux pouvoirs destructeurs, hyper belle et badass, intelligente comme pas permis et immensément drôle ! Notre leur bande aurait pour nom le Scooby-gang et aurait pour mascotte un dragon ! Si c’est pas trop cool comme histoire ça ! Je devrais vraiment me mettre à l’écriture (ou à la fanfiction, au choix).

J’ai vraiment eu du mal à écrire cette conclusion car le livre est à moitié bon et à moitié mauvais. D’un côté, la mythologie est trop simple, les personnages sont en général des clichés ambulants et la romance est ridicule. De l’autre, la couverture du livre est magnifique, la mythologie est justement simple pour les débutants, l’intrigue, surprenante et Jenna est trop génial ! Avis mitigé donc ! Ce qui est certain, c’est que je n’achèterai pas la suite mais je la lirai si on me la passe. Aaaaargh, ça m’énerve de ne pas avoir un avis définitif !

Dans tous les cas, je m’excuse pour mon absence. J’étais en voyage et un article d’excuse était prévu à une heure précise et je ne sais pourquoi, n’a pas pu être publié. Je suis affreusement désolée surtout que je déteste (bon c’est la première fois) de ne pas justifier mes absences ! Je suis très mal à l’aise face à cet oubli. En espérant que vous me pardonniez ! Cet article est plutôt long pour rattraper le coup 😛 !

Un gros bisous à tous !

Publicités

So romantic ! – 10 choses que je n’aime pas dans les romances

 

Bon, la St Valentin est déjà passé mais je voulais absolument poster cet article ! Je voulais faire 10 choses que j’aime dans les romances au début mais je n’avais pas assez d’idées donc j’ai pensé faire le contraire. Pour ceux que cela intéresse, je fais partie des personnes qui s’en fichent de la St Valentin. Je ne déprime pas d’être célibataire et je ne suis pas super heureuse pour les couples. Le 14 février serait comme un 18 janvier, un jour comme les autres. Croyez-le ou non, mais je me fiche d’être en couple. Je ne suis pas contre mais je ne déprime pas d’être célibataire. Je pense que c’est une bonne philosophie :). Commençons :

Les triangles amoureux

Je pense ne pas être la seule à détester ça. Encore, ça ne me dérange pas quand c’est bien fait. Mais le coup ‘je t’aime mais j’hésite avec Truc parce qu’il est gentil mais t’es trop beau mais je sais pas entre qui choisir, j’ai peur de vous faire du mal’, ça me gonfle. Ce qui m’énerve encore plus, c’est le schéma ‘femme forte – homme gentil – homme mystérieux’. La femme mièvre restera mièvre jusqu’au bout mais ça ne marche pas avec la femme forte. Enfin, ça pourrait le faire mais c’est toujours mal écrit. Le personnage devient alors inintéressant, cul-cul et -désolé- chiant. Un des meilleurs exemples, pour moi, est America Singer dans la trilogie La Sélection. Au début, même si elle est franchement naïve, elle possède une fraicheur, des convictions et une petite force qui font du bien. Puis elle tombe dans le piège -cliché- du triangle amoureux. Je suis déçu surtout que l’auteur a gâché son histoire qui, si elle n’était pas parfaite, avait du potentiel. Après ça, America devient une jolie potiche, qui n’a d’autres intérêt que sa vie sentimentale alors qu’on nous l’avait présenté comme une jeune femme prête à se battre jusqu’au bout pour ne pas être considéré comme une fille du harem de Maxon. Fille qu’elle deviendra finalement. Et il y a les clichés de l’homme gentil et de l’homme mystérieux. L’homme gentil est un modèle de naïveté et de mièvrerie, qui ne pense qu’au bonheur de sa dulcinée. Tant de bons sentiments me font vomir. Mais il vaut mieux que l’homme mystérieux. C’est une personne qui selon l’auteur, est très viril (mesdemoiselles, un homme gentil n’est jamais viril, c’est bien connu), très musclé et beau comme un Dieu (vous n’avez jamais regardé la Belle et la Bête ?), avec un passé mystérieux (faites une voix bizarre en prononçant ce mot) et macho (mon cœur me rend toute chose quand un homme me parle comme à un chien pour me dire d’aller lui chercher de la bière). Mais c’est pas grave puisqu’il est tombé amoureux de notre Mary-Sue (on ne sait pas trop pourquoi). Mesdames, oubliez les gars gentils qui se plient en quatre pour vous, prenez l’homme misogyne, arrogant qui se croit supérieur à tout le monde, c’est pas grave puisqu’il est amoureux de vous ! Bella Swan et Anastasia Steele l’ont bien compris. Un autre livre, qui est l’exemple parfait est la trilogie Insaisissable. Je n’ai lu que le premier livre et m’apprêtait à lire le second quand j’apprends qu’il va avoir un triangle amoureux avec Warner. Le Warner qui la violentait psychologiquement dans le tome 1. Je m’en fiche qu’il ait un passé qui justifie ses actions, il y a des choses qui ne sont pas excusables et celle-ci en fait partie. Donc plus de mauvais triangles amoureux.

Les couples non-égaux

Que ça soit une fille ou un garçon. Pour moi, le vrai amour est synonyme d’égalité. Je hais quand l’une des deux personnes est une soumise (c’est souvent une fille), qui accomplit les basses besognes de son ‘maître’. Je ne vous parle pas des couples abusifs style Edward-Bella. Non, ce n’est pas normal d’être suivi contre son gré et c’est encore moins romantique. Surtout que l’auteur adopte l’insupportable excuse de ‘c’est pas grave, il l’aime, l’amour est plus fort que tout’. Je déteste aussi (mais moins que les couples abusifs) le schéma de la princesse en détresse. C’est bien connu, on ne peut être sauvée que par les hommes. C’est sympa de temps en temps, surtout quand le service est rendu mais tout le temps, non. Emma Watson (une actrice que j’adore) a tout compris. Regardez :

07-08-unwomen-emma-thompson

Et même si c’est plus rare, je pense la même chose pour les filles. Un couple, un vrai, apporte à l’autre ce qu’il n’a pas et vice-versa. Je ne crois pas que les auteurs actuels ont compris ça.

L’inexistence de l’amitié fille-garçon

Et oui, l’amitié fille-garçon existe ! Incroyable, n’est-ce pas ? Et oui, auteur, les gars ne veulent pas forcément sortir avec toutes les filles qu’ils rencontrent et les filles ne rêvent pas secrètement de tous les garçons qu’elles croisent. Je trouve les amitiés filles-garçons plus touchantes que les autres car plus rare. C’est vraiment triste de voir une belle amitié se transformer en amour surtout s’ils se séparent à la fin car leur relation ne sera plus jamais la même qu’avant. Il y a bien sûr quelques exceptions comme Ron et Hermione mais elles restent rares et c’est bien dommage.

Les clichés dans les relations LGBT

J’en ai lu des vertes et des pas mûres. Déjà, je trouve que ce genre de couple manque cruellement dans les médias.  Et, oh mon Dieu, les gros clichés que j’ai pu voir ! Non, un couple LGBT ne sera pas forcément efféminé d’un côté et ‘viril’ de l’autre. Non, un gay ne porte pas forcément du rose ou des slims. Une lesbienne n’a pas toujours les cheveux courts ou les vêtements super larges et ne boira pas forcément comme un trou. Un trans n’aura pas tout le temps un passé larmoyant. C’est possible un couple sans cliché ? Je ne sais pas comment ça se passe dans un couple LGBT mais ils doivent se conduire comme des hétéros, non ? Ce n’est pas parce qu’on est noir qu’on ne se conduira pas comme un blanc. Et un petit mot pour rire, appartenant au monde la fanfiction, non, deux personnes du même sexe ne peuvent pas être enceintes ou ENCEINTS. C’est scientifiquement impossible. Ou vous êtes des vers de terre. J’ai des images dans la tête maintenant O_o. Et avez-vous déjà entendu parler des bisexuel(le)s ? Non ? Moi non plus. Ils existent pourtant.

Le coup de foudre

Alias la paresse ultime. C’est tellement long de décrire le début d’une amitié qui se transforme en amour ? De décrire pourquoi on aime bien l’autre ? Presque TOUS les livres que j’ai lus ont un coup de foudre dans l’histoire. Ce n’est pas forcément décrit comme tel mais je vois des ‘il était beau comme un Dieu-je baissais la tête, intimidé(e)- un frisson parcourra mon corps’. Non, juste non. On ne comprend pas pourquoi l’autre tombe amoureux de l’autre. Je ne sais pas pour vous mais les personnages me paraissent antipathiques dès qu’il a lieu. Car la personne est tombée amoureux(se) de lui (elle) juste parce qu’il était beau (belle). Et que l’autre n’a rien fait pour mériter cet amour.

Les couples après une rupture

C’est totalement subjectif mais je ne crois pas qu’on puisse survivre a une rupture parce que la confiance a disparu à cause de ce que l’autre a fait. Hors, la confiance est primordiale dans un couple. Ou alors, ils se sont séparés car un des deux savait que l’autre allait mourir s’il ne le faisait pas. C’est la seule excuse valable (même si ça n’arrive jamais dans la vraie vie). Et puis ça donne des airs indécis. Je ne prends pas au sérieux un couple s’il n’arrête pas de se séparer. Et c’est énervant car on sait pertinemment qu’en vrai, on ne changera pas pour l’autre. C’est à lui (elle) de nous accepter tel(le) qu’on est. Et c’est ça qui est beau.

 Les ‘je t’aime – moi non plus’ à rallonge

Le jeu du chat et la souris est pas mal quand on ne rallonge pas la sauce. S’il s’étire à l’infini, on y croit plus. Je pense que l’auteur ne sait pas comment faire exister l’amour lorsqu’ils sont ensemble pensant qu’il sera moins romantique. Pourtant, c’est primordial de leur faire passer des épreuves ensemble. Et ce jeu devient lassant à force.

Les ‘je t’aime parce que tu es beau’

Bella est un bon exemple. Pourquoi aime-t-elle Edward ? Grâce à son charisme d’huître ? Sa peau aussi pâle qu’un mort ? Son côté stalker et contrôle-tout ? Bien sûr que non ! C’est vrai que s’il n’était pas beau, pourquoi Bella serait amoureuse lui ? Ah oui, pas juste pour ça, il est riche et immortel ! Pratique, non ? Ça serait tellement nul si elle s’attachait lui malgré ses défauts ! Stephenie Meyer a vraiment fait du bon boulot. Ce n’est pas du tout parce que Bella est intéressée qu’elle aime Edward mais par amour. Où sont passés mes Harlequins ?

Les couples parfaits

Je veux dire par là, ceux qui n’affrontent aucune épreuve à l’extérieur mais surtout à l’intérieur d’un couple. Oui, c’est triste mais tout n’est pas rose comme chez les bisounours. Même Jay-Z et Beyoncé ont leurs problèmes. Certaines choses ne passent pas pour quelques-uns tandis que l’amour sera plus fort chez d’autres. C’est ça la vie. Triste mais indispensable pourtant. Alors quand je vois qu’il n’y a pas de troubles au Paradis, ça m’énerve. Je trouve que c’est de la paresse de la part de l’auteur qui a peur de leur faire passer des difficultés. Non, le couple parfait n’existe pas. La perfection est ennuyeuse et elle le restera.

Les filles inexpérimentées

Ce GIF me fait rire !

C’est bien connu, nous, les filles, petites choses ne connaissons rien de la vie. Heureusement que les hommes sont là pour nous l’apprendre. En reconnaissance, nous leurs devons être pur pour notre première fois, innocente sans n’avoir jamais connu le désir. Merci Anastasia Steele de nous le rappeler ! Je comprends très bien que lorsqu’on suit une adolescente, on apprend à grandir avec elle à travers ses premières fois mais une adulte accomplie, c’est non. Les garçons ont le droit d’avoir une sexuelle active mais les filles se doivent d’attendre le chosen one ? C’est tellement sexiste !

Je me suis bien amusée à rédiger cet article ! Et puis honnêtement, ça fait du bien de taper sur les choses qui nous énervent !Vous pouvez le reprendre si vous voulez, précisez-le en commentaires :). Mais pour finir sur une note romantique, voici comment je qualifie une vraie relation d’amour. Une que je vis actuellement mais je veux bien prêter 😛 :

On n’en fait plus des comme ça ! Sincère et vivante. Allez, bonne St Valentin (en retard :P) ! Et n’oubliez pas :

Les 100 de Kass Morgan

Synopsis :

Depuis des siècles, plus personnes n’a posé le pied sur Terre. Le compte à rebours a commencé…
2:48… 2:47… 2:46…
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:32… 1:31… 1:30…
après des centaines d’années d’exile dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45… 0:44… 0:43…
Seulement là-bas, l’atmosphère est potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0.03… 0:02… 0:01…
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons.
Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ?

Mon avis :

Comme vous le savez, j’ai eu un méga extra gros coup de cœur pour la série The 100 (que vous DEVEZ regarder !!!). Je me suis donc tout naturellement tournée vers le livre dont la série est adaptée. J’avoue être assez mitigée après lecture voire même très déçu. Si vous hésitez entre les 2, je vous conseille la série. Je ne croyais jamais dire ça un jour, mais l’adaptation est beaucoup mieux que le matériel d’origine. La série est plus développée. Mais bon, parlons du livre puisque c’est pour ça que vous êtes venus ^^’.

Les personnages sont tellement cul-cul. Ils n’ont aucun charisme. Nous sommes les premiers humains sur Terre, oh mais comme elle est jolie, et sympa, et drôle, peut-être que… On s’en fout ! Vous ne vous inquiétez pas de, je ne sais pas, mourir à cause des radiations, du manque de nourriture, des animaux revenus à l’état sauvage ou des autres criminels ? Je dis ça, je dis rien. Il ne pense qu’à l’amour ! Je voulais un truc sur la survie pas les états d’âmes d’adolescents ! Glass pense à Luke, son true love, Wells, à Clarke, son true love perdue, Clarke à son ex qui était son true love mais il l’a trahie bouhouhou. Et Bellamy, qui ne s’intéresse à personne, fini par s’intéresser à quelqu’un (dont je tairais le nom, trop de suspens). Clarke n’a aucune personnalité. Je serais incapable de vous dire si elle est égoïste, compatissante, courageuse etc. Elle soigne les gens. Et elle est belle selon Wells. Et c’est tout. Bellamy est sympa à suivre au début vu qu’il ne pense qu’à protéger sa sœur. Il s’en fiche de se faire tuer sur Terre pourvue qu’il soit avec Octavia. Et une fois atterri, ben… Il reste tout seul. Il a été séparé de sa sœur pendant presque toute son enfance (pour économiser l’oxygène, l’Arche tue les cadets à leur majorité), mais bon, c’est pas grave car c’est un solitaire, voyez-vous… Il a aussi une personnalité affirmée, légèrement moqueuse, a l’air d’un bad-boy *humhumcliché*. Il n’y a que Glass qui a un peu éveillé ma curiosité du début à la fin puisqu’elle ne se trahit jamais. Elle garde ses intérêts du début à la fin, c’est-à-dire… retourner avec Luke, l’amour de sa vie. Que c’est romantique ! Surtout que le monsieur, ne sachant pas qu’elle était en prison, a depuis longtemps tourné la page. Je vous laisse deviner la fin. Et puis Wells. Autant, les autres m’indifféraient, autant je le détestais. Allez, je viens en prison pour Clarke, j’essaye de ramener la justice au camps pour Clarke, j’essaye de me rabibocher avec Clarke et le truc qui m’a fait hurler SPOILER: Je mets la vie de l’Arche, c’est-à-dire des milliers de personnes en danger en augmentant la brèche qui va diminuer l’oxygène qui commence à manquer pour…Clarke. Les secondaires ne servent à rien. On repassera pour l’attachement et l’identification hein.

En fait, si je n’ai pas aimé le livre, c’est surtout qu’il n’y a pas d’enjeux. Les 100 ont besoin de nourriture mais vu que l’aspect survie est inexistant et bien, on s’en fiche. Glass veut être avec Luke, Wells, se faire pardonner par Clarke et voilà. On aurait pu avoir un peu de suspens avec Glass en la mettant en danger de mort pour s’être enfuie de la mission Terre mais comme elle est tout de suite pardonnée (innocentée quoi), il n’y a rien. Ils n’ont aucun ennemi. Si je voulais avoir de la romance, j’aurais acheté un Harlequin mais comme j’aime pas ça… Le seul ‘suspens’ qu’on a, c’est à propos du passé des personnages. Pourquoi Clarke en veut-elle tellement à Wells ? Wells a-t-il vraiment fait ce dont on l’accuse ? Qu’a fait Glass pour être en prison ? Cela aurait pu être bien mais on ne s’attache pas aux personnages donc ça nous passe par-dessus la tête.

J’ai aussi détesté la structure du roman. La moitié du livre, ce sont des flashbacks. Autant écrire un livre sur la genèse et faire la mission Terre dans un 2ème livre mais faut faire une trilogie pour être à la mode, tu vois… Et le triangle amoureux est tellement mal fait. Aucune tension. Le gars embrasse la fille parce qu’il est pris d’une impulsion et elle est tellement jolie que… plus tard, dans le roman, il lui conseille de pardonner l’autre gars ? Quoi ? Et je ne vous parle pas du monde totalement WTF auquel ils sont confrontés (de toutes façons, il est pas dangereux en lui-même).

Aussi, j’aurais aimé que les différences entre les stations soient plus marquées. Il y en a 2 (leurs noms ?) qui sont assez pauvres tandis que l’autre est privilégiée. J’aurais aimée que l’auteur développe l’aspect politique, la haine entre les stations avec Glass sur l’Arche mais elle doit penser à Luke, le si beau Luke, le très musclé Luke, Luke le mécano, Luke, l’amour de sa vie que cet aspect est totalement négligé

Par contre, je dois dire que le livre se lit assez vite et il est addictif donc je ne peux pas dire que ma lecture a été un calvaire. C’est un petit nanar. Mauvais que ça en devient drôle.

J’ai aussi bien aimé les descriptions sur les couchers de soleil ou les architectures. Cela aurait été bête de ne pas le faire. Des petites choses qui nous paraissent normales mais qui doivent être fantastiques lorsqu’on n’est pas habitué.

Je suis donc très déçue du livre. Les personnages sont énervants, cul-culs, toujours à la recherche de l’amour. Aucun enjeu et donc aucune intrigue à part connaître leur passé ‘mystérieux’. Une lecture assez addictive néanmoins.

Qui es-tu Alaska ? de John Green

9782070695799

Synopsis :

Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama, au pensionnat de Culver Creek.

Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Qui es-tu Alaska ? Est le roman de l’adolescence : les amitiés fortes, l’amour, la transgression, la soif de connaissance et la fondamentale quête de sens.

Mon avis :

J’avais déjà lu Nos Etoiles Contraires du même auteur et je l’avais beaucoup aimé. J’ai donc été ravi de trouver Qui es-tu Alaska ? dans ma pile de cadeaux de Noël et je n’ai pas été déçu !

Commençons d’abord par les défauts et il n’y en a pas beaucoup (et heureusement !). J’avoue n’avoir pas été passionnée par les premiers chapitres. Les personnages étaient sympa mais sans plus. J’ai vraiment été prise par l’histoire au moment du premier match de basket qui était vraiment… épique ^^ (ceux qui l’ont lu comprendront). C’est le seul défaut que j’ai relevé pour ma part 🙂

On va dire que c'est un peu différent ^^

On va dire que c’est un peu différent ^^

J’ai vraiment aimé la structure du roman. En effet, chaque chapitre commence avec ‘X jours avant’ plutôt qu’avec des numéros ou des titres. Cela m’a vraiment stressé quand on voit ‘6 jours avant’, ‘La veille’ ou ‘Le dernier jour’. On comprend qu’un drame va arriver et personnellement, je ne l’avais pas vu venir ! Je m’imaginais des dizaines de théories comme un incendie, des viols, un meurtre etc. Ça rajoute un peu de suspens ! La première partie explique la vie de Miles dans son nouveau campus et ses premières expériences adolescentes tandis que la deuxième, ‘l’après’ raconte la résolution du drame ainsi que le retour à une vie ‘normal’ pour nos protagonistes.

« – Donc ce type, ai-je dit de la porte du salon, François Rabelais, le poète, a dit sur son lit de mort : « Je pars en quête d’un Grand Peut-Être. » Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d’être mort pour partir en quête d’un Grand Peut-Être. »

Miles est un héros que j’ai personnellement beaucoup aimé. Il n’est pas populaire, un peu coincé et ordinaire. Culver Creek sera l’endroit de ses premières fois. Il est un peu ‘suiveur’ mais ça ne l’empêche pas d’avoir sa propre personnalité. J’ai été amusée par sa passion des dernières paroles des gens célèbres. Ces dernières paroles sont aussi des réflexions sur la vie en général. Il change de lycée à la recherche du ‘Grand Peut-Etre’, d’une vie plus drôle, moins ennuyante et plus vivante. Quelque chose me dit qu’il ne sera pas déçu.

« Je les appelle la Bibliothèque de ma vie. Tous les étés, depuis que je suis toute petite, je hante les vide-grenier à la recherche de livres intéressants. Comme ça, j’ai toujours quelque chose à lire. Mais il y a tant d’autres choses qui nous attendent : les cigarettes à fumer, l’amour à faire, les balancelles à balancer. J’aurai du temps pour lire quand je serai vieille et barbante. »

Alaska est l’autre héroïne, au même titre que Miles. On n’a aucun chapitre sous son point de vue mais elle est fascinante et très complexe. D’un côté, je l’adore et de l’autre, non. Elle peut être très drôle et adorable pour passer une seconde plus tard à la pire des colères. Elle a un vécu et adore lire (un héros fait ça qu’il m’a de suite dans sa poche). Elle demande à Miles ‘Qu’est-ce que le labyrinthe ?’ (en parlant d’un livre) et j’ai trouvé ses pensées très intéressantes ! Son prénom, Alaska, la décrit vraiment bien ! Il y a une explication dans le livre sur les origines de son prénom mais laissez-moi vous dire que ça la reflète complètement : unique. Le titre anglais Looking for Alaska est tellement bien trouvé ! Il est rempli de mille subtilités qu’on ne comprendra qu’en lisant le livre. Qui es-tu Alaska ? est pas mal aussi même si moins bien. Alaska est une héroïne, je dirais même LA protagoniste principale du livre.

« Comment veux-tu que je me mette en colère contre toi, espèce de couillon maigrichon et inoffensif ? »

Et pour finir, le Colonel. C’est mon petit chouchou, il est très fun, croque la vie à pleine dent et est loyal. C’est le colocataire et le premier ami de Miles. Ses ‘blagues’, sa ‘haine’ des weekenders, la relation qu’il entretient avec Alaska et Miles sont merveilleusement bien décrites. Il m’a touché avec sa mère et sa réaction après le drame. C’est pas tous les jours qu’on trouve des amis comme ça…

« Comment vais-je sortir de ce labyrinthe? »

En personnages secondaires, j’ai aussi apprécié les personnages secondaires tels que l’Aigle, surveillant impitoyable et quelque part, un peu copain d’Alaska, Lara, étudiante étrangère qui roule les ‘r’ comme personne, Takumi, étudiant étranger, lui aussi, un peu mis à l’écart mais tout aussi passionnant mais surtout Docteur Mr Hyde et Mister Jekyll, professeur  de religions, très intéressant même s’il a des poumons complètement abimé !

« Nous pensons être invincible parce que nous le sommes. »

J’ai aussi retrouvé le style de John Green déjà rencontré dans Nos Etoiles Contraires. Elle ne ressemble à aucune autre et c’est, je pense, un beau trésor pour un écrivain d’avoir une plume reconnaissable entre milles. John Green est sans conteste un des meilleurs écrivains pour adolescents d’aujourd’hui. Il décrit tellement bien leurs états d’âmes, leurs envies d’être quelqu’un, de faire quelque chose, leurs qualités aussi bien que leurs défauts, leur souffrance aussi bien que leurs espoirs. Cela a donc été un plaisir de la retrouver, cette écriture, mi-dramatique, mi-amusante !

« Elle a précisé que le fait de laisser la cuisine aux femmes était sexiste, mais qu’il était préférable de manger de la bonne cuisine sexiste plutôt que de la cuisine dégoûtante préparée par des garçons. »

En résumé, Qui es-tu Alaska ? est un livre qui n’est pas passé loin du coup de cœur que je vous conseille vraiment. Les personnages sont attachants, les aventures, pleines d’espoir même si dramatique avec toutefois une once d’humour et le style de John Green que j’affectionne toujours autant !

  « Les dernières paroles d’Edison sont: « C’est très beau ici ». J’ignore où ça se trouve, mais sûrement quelque part et j’espère que c’est beau. »

Chroniques Lunaires : Cinder de Marissa Meyer

Synopsis :

Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing. Une terrible épidémie ravage la population. Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…

Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Mon avis :

J’avais de gros a priori sur Cinder. J’aime beaucoup le fantastique mais je possède quand même un esprit rationnel. Alors, quand je lis mi-femme, mi-cyborg, je suis comme ça :

Seriously ?

Je ne sais pas comment vous l’interprétez mais pour moi (et ma sœur), ça signifie qu’un humain et un cyborg ont eu un enfant ensemble. En fait, pour ceux qui interpréteraient ce détail comme moi, c’est un humain qui, après un grave accident où il a perdu plusieurs membres, se fait opérer et on lui rajoute, par exemple, une jambe robotisée après avoir effectué quelques modifications dans son cerveau pour qu’il puisse la contrôler. Une fois rassurée sur ce point, j’ai continué ma lecture tranquillement.

Marissa Meyer (qui n’a aucun lien de parenté avec Stephenie Meyer pour ceux que ça intéresse) m’a agréablement surprise dans ce premier tome. Et comme j’aime garder le meilleur pour la fin, commençons par les défauts du livre.

Oui, il y a des défauts ! Ne me regardez pas comme ça !

Il n’y a aucun suspens dans le livre. Je veux dire par là que l’on s’attend à toutes les révélations (à part peut-être une ou deux). L’auteur nous distille plusieurs indices à travers les pages mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que nous, lecteurs, on a un cerveau hyper torturé. Ne me regardez pas comme ça, c’est vrai. Plus sérieusement, cet aspect-là… il ne m’a pas du tout déranger. L’auteur apporte tellement de soin à son intrigue qu’on s’en fiche de ses révélations. Et ça, c’est un très bon point.

Et deuxième et dernier défaut, plutôt minime (voire inexistant), c’est l’écriture. Il ne remportera pas le prix Nobel de littérature mais on aurait pu lire des phrases plus élaborées. Mais ça va, car contrairement à beaucoup d’auteurs jeunesse, Marissa Meyer ne nous prend pas pour des idiots. Je veux dire par là qu’il y a des virgules et plusieurs adjectifs. J’ai lu pas mal de livres (jeunesse, toujours) où les phrases étaient sujet, verbe, complément, point. Et lire un livre de ce genre-là qui ne prends pas les adolescents pour des imbéciles, ça fait du bien.

Passons maintenant aux qualités (même si les défauts n’étaient pas très mauvais) et Cinder m’a agréablement surprise de ce côté-là. Tous mes a priori, l’auteur les a balayés d’un coup de plume.

L’héroïne, Cinder, m’a vraiment touchée. Dans ce futur, les cyborgs sont discriminés et sa force envers ce racisme m’ont ravies. Cinder est loin de toutes ces héroïnes niaises qui se croient fortes (coucou Bella et America !). L’auteur lui a donnée une vraie épaisseur et a su éviter certains clichés. Elle ne se définit pas qu’à travers son ‘prince charmant’ mais avec sa famille, Iko et le mystérieux Docteur Erland

Le prince Kai est aussi très bien écrit. Enfin un garçon qui n’est pas arrogant, détestable, mystérieux et qui croient être le centre de la vie de l’héroïne (Maxon ? Edward ?) ! Il m’a beaucoup plu et moi, qui ne suis pas fan des romances d’amûûûûr éternel, le fait qu’on le découvre avec d’autres préoccupations que son true love comme par exemple, s’occuper d’un empire sans mettre ses désirs en avant, et bien, ça m’a plu et pas qu’un peu. J’ai aussi apprécié sa relation avec son conseiller Torin. Un début de bromance ?

La romance, tiens parlons-en ! Enfin un bouquin sans déclarations d’amour éternel, de baisers en veux-tu, en voilà et de tension inexistante entre les deux intéressés. Ils entretiennent une amitié plutôt ambigu mais ce n’est pas le coup de foudre au premier regard. Marissa Meyer aurait pu tomber dans cette facilité avec l’aspect réécriture de conte, starring niaiserie ambiante et amour impossible entre une cyborg et un prince héritier mais non, pas du tout et ça, c’était génial.

J’ai beaucoup aimé l’aspect réécriture de conte. L’auteur nous fait bien des clins d’œil mais ne laisse pas cet aspect prendre le dessus sur son intrigue. C’est bien l’histoire de Cendrillon, mais le personnage de Cinder prend le dessus, ce bout de femme qui va se battre pour sa liberté. Sa ‘belle-mère’ ne la brutalise pas parce qu’elle est plus belle ou ce genre de choses mais pour une raison assez plausible même si égoïste. Ses belles-sœurs ne sont pas forcément méchantes, Pearl est juste une peste et Peony est adorable. Il y a aussi Iko, personnage que l’on pourrait prendre pour les souris de Disney mais unique dans sa personnalité enthousiaste et serviable.

Et pour finir, le monde futuriste créé par Marissa Meyer. C’est la bête noire de tous livres dystopiques. J’ai lu de tous, comme une monarchie aux États-Unis (la Sélection) et autres. Quel ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert cette Terre futuriste, plausible et réelle. Regardez par exemple ces deux phrases sous le point de vue de Kai :

‘Des ambassadeurs de tous les pays du monde : le Royaume-Uni, la Fédération européenne, l’Union africaine, la République américaine et l’Australie. Une reine, deux Premiers ministres, un président, un gouverneur général, les représentants de trois États et de deux provinces.’

On voit que l’auteur s’est creusé la tête et n’a pas sorti une bêtise genre une monarchie aux États-Unis alors que les USA, c’est quand même THE pays qui s’est toujours battu pour sa République. Et l’histoire prend place en Chine et tout le monde sait que la Chine, c’est la futur première puissance mondiale et avec les autres livres avec la sur-représentation des USA, ça donne beaucoup de crédibilité à Cinder.

Pour conclure ce long billet, je dirais que Cinder est un livre qui ne m’a surprise qu’en bien et même si ce n’est pas un coup de cœur (il m’a manqué le truc pour que s’en soit un), j’attends d’acheter la suite Scarlet (qui reprend l’histoire du Petit Chaperon Rouge) avec impatience et d’en découvrir un peu plus sur ces mystérieux Lunaires.

Ça va être mon tour de gloire…

Je vous conseille grandement de le lire !